Amélie Dionne en mission en Gaspésie
Tournée de quatre jours en Gaspésie
La ministre responsable de la Gaspésie et ministre du Tourisme a conclu jeudi une tournée de quatre jours dans la région ; sa deuxième présence officielle en Gaspésie et la première à Gaspé. Elle a surtout rencontré des acteurs du milieu économique et touristique.
Amélie Dionne n’a planifié aucune rencontre avec les maires et préfets, ce qui les a quelque peu surpris.
Pour justifier cette « absence » dans son agenda, la députée de Rivière-du-Loup–Témiscouata affirme qu’elle les avait rencontrés juste avant les Fêtes.
Lors de son passage en décembre, des organismes avaient demandé à les rencontrer, ce qu’elle a fait la semaine dernière.
« Ce sont des rencontres stratégiques qui nous mènent à pousser des dossiers en cours », explique la ministre.

(Photo cabinet de la ministre Amélie Dionne)
Éolien et tourisme hivernal
Lundi et mardi, les rencontres se sont faites dans la circonscription de Gaspé. L’élue s’est notamment arrêtée à l’usine LM Wind Power de Gaspé, qui doit faire face à un enjeu de taille : la perte possible de 140 travailleurs philippins.
« Les critères fédéraux sont restrictifs. Le gouvernement est passé de 20 % à 10 % de travailleurs étrangers temporaires. Du mur à mur. Ce qu’on a demandé et réitère, c’est la clause grand-père. On souhaite garder nos travailleurs en région, qui sont dans des postes stratégiques. »
Développer une industrie touristique quatre saisons fait par ailleurs partie de ses objectifs. La ministre du Tourisme mise notamment sur le tourisme d’affaires et les croisières hivernales.
« On parle aussi de tourisme d’affaires et de créer des pôles stratégiques à l’extérieur de Montréal et Québec. La Gaspésie a le potentiel pour accueillir des événements corporatifs. Le tourisme d’affaires dépense quatre fois plus que le tourisme d’agrément. C’est un fort potentiel », évoque Amélie Dionne.
Mais encore faut-il avoir des moyens de transport pour venir dans la région. Sur ce volet, la balle est passée au député de Gaspé, qui mise sur l’intermodalité : voiture, train avec la réfection du rail en cours et l’avion avec les programmes pour la réduction des coûts du billet.
« J’ai une feuille de route chargée, mais réalisable, ajoute la ministre régionale. Il y a une opportunité à saisir avec le phénomène Trump. Je souhaite que des régions comme la Gaspésie se positionnent comme destination d’affaires.»
Carte électorale
Alors qu’un consensus semble se développer pour l’ajout de deux députés au à l’Assemblée nationale, la ministre régionale ne veut pas s’engager dans cette voie.
” On est déçu de la tournure des événements. On n’écarte aucune possibilité. Il y a un consensus et on est en train d’évaluer des pistes de solution pour maintenir deux comtés en Gaspésie » se limite à dire Amélie Dionne.
Coalition pour le retour du train de passagers
La ministre a rencontré mercredi la Coalition pour le retour des services d’un train de passagers en Gaspésie qui lutte pour que VIA Rail revienne dès maintenant entre Matapédia et Port-Daniel-Gascons puisque le rail est réhabilité jusqu’à cette étape.
« Ça relève du fédéral, mais le gouvernement du Québec a lancé un message fort avec tous les investissements qu’on a faits sur le chemin de fer. J’ai rencontré les ministres canadiens en novembre à Winnipeg et on a eu la chance de rencontrer le ministre des Transports fédéral et lui, sa vision, c’est l’intermodalité. Il souhaite connecter les régions avec les grands centres. »
Enfin, la ministre repart avec une forte impression d’une volonté de la région de poursuivre le développement touristique et s’est fait dire que les programmes sont adaptés à la réalisation de projets.
« Ça me motive pour la suite », conclut la ministre qui a terminé sa visite jeudi avant-midi en visitant des entreprises dans la région de Carleton-sur-Mer.
Plus de nouvelles sur notre site Web.

Par