Percé redemande une interdiction de vol
Échos municipaux de Percé
Percé demande à nouveau à Transports Canada d’interdire les vols d’aéronefs au-dessus de son arrondissement naturel l’été prochain.
L’an dernier, les autorités fédérales n’ont pas donné signe de vie à une requête semblable. « On refait la demande, résume le maire Daniel Leboeuf. L’été dernier, il n’y a pas eu d’écrasement comme en 2024. Mais il y a eu plusieurs atterrissages d’hélicoptères, des survols par toutes sortes de petits appareils : un deltaplane motorisé, un mini-hélicoptère à une place. Ce n’est pas sécuritaire lorsque le village est plein à craquer de touristes lorsque ça vole au-dessus des campings et des maisons. »
En août 2024, un hélicoptère avait fait un atterrissage d’urgence dans un champ près de la rue Biard. La Ville demande donc une circonférence de protection de 2,5 milles nautiques (environ 4,6 km), centrée sur le rocher Percé. Cette interdiction forcerait notamment les aéronefs de survoler l’île Bonaventure, le Géoparc et le cœur historique à 3000 pieds d’altitude.
« Si jamais il y a un avion, hélicoptère ou autre au-dessus du village, ils pourront planer et aller se poser aux alentours dans les anciens champs de culture vers l’est ou vers l’ouest. Ils ne seraient pas obligés de se poser sur le village », analyse l’élu.

Demande de longue date
Le premier magistrat espère cette année que les choses bougeront, car il a envoyé la résolution au député fédéral de Gaspésie-Les Îles-de-la-Madeleine-Listuguj, Alexis Deschênes.
Il compte sur lui pour obtenir enfin gain de cause. « Quand il a un dossier, il ne se gêne pas de parler », précise Daniel Leboeuf.
Rappelons qu’un groupe de citoyens s’est également battu pendant plusieurs années pour mettre un terme aux tours d’hélicoptères récréatifs. Le 4 août 2021, la Cour supérieure a condamné une entreprise à verser plus de 110 000 $ à des citoyens de Percé pour avoir entrepris des procédures abusives à leur endroit afin de les empêcher de s’exprimer sur un sujet d’intérêt public.
La demande d’interdiction demandée par Percé note pour sa part « le non-respect des règles élémentaires de sécurité et les risques à la sécurité des habitants et des nombreux visiteurs du village en période estivale ».

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