Plus de peur que de mal
Sortie de route d'un autocar d'Orléans Express
Une femme de Gaspé en a été quitte pour une bonne frousse à la suite de la sortie de route d’un autocar d’Orléans Express en pleine tempête, vendredi après-midi à Mont-Joli.
Sylviane Pipon était à bord du véhicule, elle qui était partie de Rimouski. L’autocar a effectué un arrêt à Mont-Joli pour prendre des passagers avant de poursuivre sa route du côté nord de la péninsule, vers Gaspé.
« C’est dans le chemin Perreault qui est plus étroit et les champs de chaque côté. Il ventait beaucoup et la visibilité était complètement nulle. Il y avait beaucoup de lames de neige sur la route. On ne voyait rien. L’autobus a ralenti et ralenti et a basculé dans le fossé du côté passager », raconte la citoyenne.
L’autobus s’est renversé doucement dans la neige molle, à un angle de près de 45 degrés.
« Il n’y a pas eu trop d’impact majeur. C’est pour ça que personne n’a été blessé sérieusement. On a été chanceux malgré tout car ça aurait pu être quelque chose d’assez triste », avance celle qui est la coordonnatrice de la Table des aînés Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.
Nerfs d’acier
Le chauffeur de l’autocar a fait preuve de sang-froid et de professionnalisme auprès des 32 passagers, estime Sylviane Pipon.
« Il a appelé une équipe de secours à Rimouski. Il nous a demandé si quelqu’un avait des douleurs et comme personne n’était blessé, on a été rassurés. On voyait que les gens étaient bien dans l’autobus. On était au chaud. »
Les secours sont arrivés assez rapidement, précise-t-elle. Un pompier a dû passer par une trappe au plafond de l’autobus pour ouvrir les fenêtres de secours et installer des échelles pour faire sortir les passagers.
« Il y avait beaucoup de rafales de neige. C’était un blizzard. On a été une demi-heure à évacuer des gens. La neige entrait dans l’autobus », explique la témoin de la scène. Un autre autocar est ensuite venu chercher les passagers.

(Photo Facebook – Marie-Claude Trottier)
Vers Mont-Joli
Orléans Express a tenté de ramener les clients vers des hôtels de Rimouski, mais les conditions exécrables ont forcé les dirigeants à les conduire vers le centre d’hébergement d’urgence ouvert à l’aréna de Mont-Joli.
« On était presque 150 personnes. Tout le monde avait un matelas dans la chambre des joueurs, au plancher en haut, dans une salle communautaire. Il y avait de la nourriture, du café. Il y avait même un infirmier pour les gens qui auraient ressenti des douleurs. On a été bien pris en charge », souligne Sylviane Pipon.
Il était difficile de prévoir cette aventure après coup, conclut-elle.
« Si c’était à refaire, je n’aurais pas pris le départ. Quand on est partis, il faisait tellement beau, mais sachant les conditions, je n’aurais pas embarqué. »
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